On distingue cinq grands métiers dans la métallerie : la métallerie-serrurerie, la construction métallique, la menuiserie métallique, la ferronnerie d'art et l'agencement décoration.

  • Le métallier-serrurier, qui fabrique et/ou pose des serrures et mécanismes de fermeture (grilles de protection, portes blindées, contrôles d'accès, etc.), aujourd'hui réalise aussi des ouvrages légers destinés au bâtiment tels que des escaliers, des rampes, des passerelles et des vérandas.

  • Le constructeur métallique fabrique et pose des ensembles de structures métalliques, tel que des charpentes et ossatures. L'exemple le plus connu reste la tour Eiffel.

  • La menuiserie métallique en acier, inox ou aluminium regroupe toutes les activités d'habillage de façade, murs-rideaux, verrières, fenêtres, portes, cloisons, vérandas, etc. On le surnomme le « couturier du bâtiment ».

  • Le ferronnier fabrique et pose des gardes-corps en fer forgé, des portails ouvragés, etc. Il intervient plus spécialement sur des équipements ouvragés. Aujourd'hui la ferronnerie ne compose plus qu'une infime part du travail du métallier et devient davantage une discipline artistique. Les grilles ouvragées du château de Versailles en sont une bonne illustration.

  • L'agencement décoration produit aussi bien des ouvrages pour la rue, les commerces, le bureau ou la maison tels que des sièges, des lampadaires, des enseignes, des comptoirs, des appliques, etc.

Ce sont des corps de métiers issus de la métallurgie travaillant dans le bâtiment.

L'HISTOIRE DES SERRURIERS

          Les statuts de la corporation des maîtres serruriers sont inscrits au livre XVIII du Livre des métiers d'Étienne Boileauprévôt de Paris, rédigé en 1260. Les statuts de la profession sont reconduits jusqu'à la fin de l'Ancien Régime, qui voit la suppression des corporations. La serrurerie s'occupe de targettes, serrures et verrous, mais aussi plus largement de la transformation des métaux en objets domestiques, cultuels et autres. La serrurerie s'occupe des huisseries de porte (Le métier de menuisier serrurier), des grilles, dont l'ornementation va en s'enrichissant dès le XIIIe siècle, d'ancres, d'agrafes et de chaînes.

Un traité de serrurerie par Mathurin Jousse, en 1627, décrit les procédés employés par les ouvriers du Moyen Âge.

Le "Traité théorique et pratique de l'art de bâtir" (1817) de Jean-Baptiste Rondelet est d'autre-part une source d'information sur l'état des connaissances en serrurerie avant la révolution industrielle.

Avec la révolution industrielle, la production des pièces en fer, en fonte et en acier se déplace des ateliers des forgerons, vers les ateliers des usines sidérurgiques. Des accessoires et éléments de décoration, des colonnes et poutrelles en fonte sont fabriqués de manière standardisée et en continu. La conception d'un bâtiment passe par la connaissance du catalogue des fonderies.

Ces produits sont maintenus dans le giron de la serrurerie, qui s'occupe de la mise en œuvre de ces nouveaux éléments de construction. « La serrurerie est à la charpente en fer, ce que la menuiserie est à la charpente en bois » et il s'en faut de peut qu'on lui donne le nom de menuiserie, si cette discipline ne s'appliquait qu'aux ouvrages en bois. Les serruriers exécutent des charpentes en fer, des serres, des escalier en fer, des pans de fer, etc..

De nos jours le terme « serrurerie » est employée de manière variable, souvent selon son sens premier de discipline s'occupant de serrures.

On parle de menuiserie métallique ou de charpenterie métallique pour tout ce qui est ouvrage de châssis, d'escalier, de cloison ou de charpentes, réalisés en métal.

En France, le terme « métallerie » tend à s'imposer, qui regroupe les corps de métier qui fabriquent ou posent des ouvrages métalliques pour le bâtiment.

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